Notre Histoire

  Prénom iconique d’un débardeur à la française : le débardeur Marcel

 
Soyons clairs, il n’aurait pas pu s’appeler Bobby. Ni Steven ni Jimmy. Comme il n’est venu à l’esprit de personne de rebaptiser le Levi’s « Jean-Michel », le premier petit malin qui s’attaque au débardeur Marcel risque de savoir comment il s’appelle. Car il est, par excellence, le débardeur de la confiance en soi. Mais attention, pas de celle qui se prend pour la reine du pétrole  et balance « oh, c’est qui le boss ? » à tous ses congénères. Non, parlons plutôt de la confiance tranquille, de celui, ou de celle, qui s’assume dans une classe décontractée. Pas en « débardeur Marcel le Magnifique », mais en « débardeur Marcel le Magnétique », qui n’écrase pas, mais désarme sans sortir la grosse artillerie. Sobre et droit dans ses baskets Marcel. D’ailleurs, avec toute une histoire française derrière lui, il nous la raconte sans se la raconter et revient sur le devant d’une scène faite pour lui : celle du flegme chic et de l’instinct élégant. Alors vas-y, chauffe Marcel (tu permets que je t’appelle Marcel ?), il n’est pas né celui qui changera ton nom.
 
Photo de famille à la campagne Les Tricots Marcel

Une histoire populaire, une renaissance en pleine tendance

Dans les années 1860, au cœur des halles de Paris, et à la merci des courants d’air glacé, les manutentionnaires, pourtant physiquement très bien placés dans la chaîne alimentaire, sont obligés de porter de gros pulls de laine pour ne pas choper un mauvais coup de froid, et, donc, en mourir. Un de ces beaux bébés, attaché à la vie mais entravé dans ses mouvements, décide alors de couper ses manches, faisant naître, sans le savoir, la dynastie Débardeur. Qui n’est pas celle d’un enfant de cœur.

Marcel Eisenberg, bonnetier roannais, se fait bientôt écho  de cette révolution vestimentaire en produisant en masse ce maillot de corps. Appelons le…tiens…le débardeur Marcel ! Ni une ni deux, il se répand comme une traînée de poudre aux yeux, du paquetage des poilus, aux premiers vacanciers de la RN7, en passant par les bustes robustes de tous les cols bleus. Et soudain, bang-bang, you shot me down, c’est l’affolement, l’étuve, la folie érotique : Marlon Brandon en fait une arme de séduction massive, entraînant dans son sillage toute une flopée de mâles très très mâles. Avec les femmes vient, comme souvent, la consécration. Voici qu’elles adoptent notre débardeur Marcel, sans penser non plus à le rebaptiser Marceline, pour mordre la poussière sur les cours de tennis ou dézinguer de l’Alien mal luné. Et entre le col Claudine et le débardeur Marcel… Lara Croft a fait le bon choix.  En 1980, le débardeur Marcel rentre dans le dictionnaire, peu avant que les Etablissements Marcel soient eux sacrifiés sur l’autel de la délocalisation. Seulement voilà : depuis mai 2019, nous avons, en irréductibles gaulois et sur un coup de dé maîtrisé, relancé la partie. Elle se joue à Roanne, toujours à Roanne, qui porte en elle l’ADN du patrimoine et de l’excellence textile. Le savoir-faire revient en silence mais en laissant « Les Tricots Marcel » faire le bruit qu’il mérite.

 

Pas de fringue jetable, un débardeur Marcel impeccable

De nos ateliers sortent, la tête haute, les dignes héritiers du débardeur Marcel, pour toutes celles et ceux qui revendiquent une coolitude sans à peu-près. Car « Les Tricots Marcel » ne font l’impasse ni sur l’exigence qualitative, ni sur l’atout style, encore moins sur le respect des ressources humaines. Le processus de fabrication est dans la droite lignée de celui du luxe et de la haute couture. Les couturières réalisent la coupe et la confection de manière traditionnelle, à partir de fils de coton Pima, dont seule la filature est réalisée en Grèce. La transmission « Marcel » est assurée puisque les plus jeunes sont formées par les plus anciennes. Le tricotage et la teinture se font à Roanne et dans ses environs. Même combat concernant les étiquettes ou l’emballage « la Boîte à Marcel ». Ainsi, en localisant tous les maillons de la chaîne de production, nous garantissons une traçabilité totale, et contribuons à un modèle d’échange plus vertueux, respectueux de l’homme et de son environnement. Bref, le passé a du bon. Tourné vers l’avenir, il prend une tournure pleine de style. Ca tombe bien, nous, ce qu’on veut, c’est que vous ayez du style en débardeur Marcel.